
John Chen Fu-Chun, cicm
Stagiaire à Hong Kong
La Congrégation du Cœur Immaculé de Marie a célébré dans l’action de grâce son 70ème anniversaire de présence missionnaire à Taïwan — Jubilé de platine de CICM Taiwan. La cérémonie de clôture de cette année jubilaire le 28 novembre 2025 a couronné cette année. Mgr Martin Su Yao-wen, évêque du diocèse de Taichung, a présidé la célébration eucharistique à la paroisse Saint-Paul. C’est à Taichung que CICM est principalement présente.
Action de grâce et Révélation – Comprendre le mystérieux plan et l'œuvre missionnaire de Dieu.
Je suis reconnaissant pour la grâce d’avoir pu participer à cette célébration à mon retour des études aux Philippines — un moment que je considère comme faisant partie du mystérieux plan de Dieu. Cette expérience a approfondi ma compréhension du travail missionnaire de CICM à Taïwan, permettant non seulement un bilan historique mais aussi de réfléchir à la pertinence actuelle de notre présence. A cette occasion, je cherche à discerner le message que Dieu veut pour l'Église d’aujourd’hui, pour les missionnaires et le peuple taïwanais : un appel intemporel. Le Jubilé de platine de CICM Taiwan, qui a lieu en même temps que l'Année du Jubilé universel de l'Église 2025, marque soixante-dix ans de travail missionnaire dévoué, met en lumière notre préoccupation pour la paix et les pauvres, et révèle l'esprit évangélique qui invite à la simplicité et la paix. En fin de compte, cela montre que « la joie de l’évangélisation » demeure l'essence de cette Année Jubilaire.
Trois contributions innovantes à Taïwan.
L'homélie a été prononcée par le père Willy Ollevier, CICM, pleine d’humour et d'esprit. Il a relié les missionnaires CICM, qui accomplissent cette œuvre, à Jésus, qui proclamait le Royaume de Dieu dans tous les villages où Il passait. Willy a spécifiquement mentionné trois contributions innovantes importantes que CICM a apportées à Taïwan au cours des soixante-dix dernières années.
D'abord, la langue. Lorsque CICM est arrivé à Taïwan, la messe était encore célébrée en latin. Bien que le latin ait sa beauté, la plupart des gens ne le comprenaient pas. L'utilisation du latin empêchait de comprendre en profondeur le sens de la messe. Environ dix ans après son arrivée à Taïwan, CICM a abandonné l’emploi du latin pour utiliser dans la liturgie les langues locales. Le père Frederic Vincent Lebbe, fondateur des Petits Frères de la Congrégation de Saint-Jean-Baptiste, a encouragé la naissance d’une Église vraiment chinoise. Il a un jour proposé : « La Chine appartient aux Chinois, et les Chinois appartiennent au Christ. » CICM a discrètement appris et pratiqué cette façon d’évangéliser par ce changement linguistique.
Deuxièmement, la synodalité. CICM a très tôt reconnu l'importance de marcher main dans la main avec les communautés laïques, plutôt que de voir les chrétiens simplement tout attendre des prêtres. Un prêtre n'est pas un patron, mais quelqu'un qui sert tout le monde. CICM a mis cela en pratique en créant un Centre Pastoral et en offrant des bourses aux étudiants souhaitant étudier la théologie à l'étranger, y compris en Belgique. Après l'obtention de leur diplôme, ces étudiants ont pu continuer à travailler avec des prêtres dans le cadre du travail d’évangélisation.
Troisièmement, travailler main dans la main avec la société civile. Les ordres religieux missionnaires devaient prendre des mesures concrètes pour répondre aux besoins de la société. Deux ans après son arrivée à Taïwan, CICM a créé une école primaire, et ensuite un lycée. Il faut noter aussi le programme d'éducation spécialisée destiné aux personnes ayant des difficultés physiques ou mentales. Le père Antoine Maes a découvert que certains parents de ces enfants n'étaient pas capables de s'occuper d'eux, il a donc décidé d'établir une école d'éducation spécialisée pour eux. CICM a également créé un centre pour offrir des services aux sans-abri. En plus de ces trois contributions innovantes, CICM-Taïwan a encore beaucoup de travail à faire dans le diocèse de Taichung et dans toute l'Église.

Encore quelques remarques au sujet de cet événement.
A la fin de la messe, avant la bénédiction solennelle, les remarques suivantes ont été faites par des confrères CICM, l'évêque Martin Su Yao-wen et le représentant de la paroisse Saint-Paul. Premièrement : Le père Anthony Lim Pheck Leng, conseiller général représentant le père Charles Phukuta, supérieur général de CICM, a raconté en détail comment la Congrégation est arrivée à Taïwan et a commencé son travail d’évangélisation de manière très simple, répondant aux besoins des communautés locales. Ensuite les quatre premiers missionnaires CICM débarqués à Taïwan dans le port de Keelung, les pères Antoine Maes, Marcel Goffart, Frans De Ridder et Willy Ollevier, arrivés à différentes époques de la période initiale, peuvent être considérés comme les “Quatre Grands” missionnaires CICM à Taïwan. Ensuite, la congrégation s'est consacrée à l'éducation, aux services sociaux et à l'éducation spécialisée pour les personnes en difficulté. CICM a également élargi ses soins pour inclure des conseils psychologiques, des services pour les personnes âgées et le tutorat pour enfants. Certains de ces ministères continuent jusqu’à aujourd'hui.
À partir des années 1900, certaines tâches ont été transférées au diocèse. Les diocèses ont commencé à assumer la responsabilité des soins pour les personnes dans le besoin, et notre congrégation a pleinement coopéré et soutenu ainsi la croissance du diocèse. De plus, CICM a travaillé main dans la main avec les groupes laïcs. Leur aide enthousiaste permit au travail d'évangélisation de se dérouler sans encombre. Progressivement, des membres plus jeunes de CICM à Taïwan sont venus prêter main forte. Ils viennent principalement du Congo et des Philippines, et non plus de Belgique. CICM a continué à participer activement aux travaux pastoraux et d’évangélisation dans l'archidiocèse de Taipei et le diocèse de Taichung. Chaque fois qu'un évêque local le demande, CICM est prêt à accepter la tâche.

Le conseiller général, Anthony Lim, a remercié Mgr Thomas Chung An-zu, évêque de l'archidiocèse de Taipei, et l’évêque Martin Su Yao-wen du diocèse de Taichung ; tous les prêtres, frères et sœurs religieux, partenaires au sein de l'Église, et tous ceux qui avaient accompagné la congrégation dans le travail missionnaire, car d'une manière particulière, ils sont tous les Amis de CICM. CICM sera toujours reconnaissant et continuera à travailler avec sincérité avec chacun pour proclamer l'Évangile à Taïwan. En plus de s'exprimer au nom du Supérieur général, le père Anthony Lim a également partagé ses propres réflexions. Il a spécifiquement mentionné qu'en raison des changements rapides de notre époque, tels que le déclin des familles élargies, le faible taux de natalité et l'influence des valeurs laïques, l'évangélisation doit s’orienter dans de nouvelles directions : il faut sortir de nos églises. Nous devons nous unir et inviter les frères et les sœurs à rejoindre nos petites communautés pour partager la beauté de l'Évangile. L'évangélisation et le soutien pastoral sont les tâches que nous assumons ensemble. Unissons-nous à la congrégation pour les soixante-dix prochaines années.
Le père Antonius Harnoko, supérieur provincial de la province CICM en Asie, a été l’intervenant suivant. Il a remercié Dieu pour Sa grâce et chacun pour son dévouement désintéressé, contribuant à la réussite de la célébration. Il a reconnu que la Congrégation demande sincèrement à chacun de continuer à soutenir les œuvres d’évangélisation de CICM. Par cette célébration, CICM a également renouvelé le contrat avec le diocèse de Taichung pour confirmer que la coopération continuera.
Ensuite le père Norbert Khonde Khonde, supérieur CICM du district de Taïwan, s’est exprimé. Il a présenté tous les membres CICM présents avec beaucoup d’humour. Il faut noter que certains membres étaient venus à Taïwan pour l'événement et connaissaient relativement peu la communauté catholique taïwanaise, en particulier les membres du gouvernement provincial : le père Dominique Mukonda Kananga, vice-provincial et supérieur du district Chine-Hong Kong ; le père Joni Payuk, supérieur du district Indonésie-Singapour ; le père Matthew Ndjeok Golime, supérieur du district de Mongolie ; le père Peter Koh, Économe provincial, et le père Louland Escabusa , secrétaire provincial. Le frère Jean-Pierre Musongiela, arrivé quelques jours plus tôt à sa destination de mission, Taïwan, fut également présenté.
Mgr. Martin Su Yao-wen, au nom du diocèse de Taichung, a exprimé sa gratitude envers CICM pour sa généreuses contribution et a loué son esprit de Cor unum et Anima una. M. Meng, représentant de la paroisse Saint-Paul, a également exprimé ses remerciements et ses félicitations toutes particulières au père Antoine Maes pour son travail acharné en tant qu'ancien curé de paroisse, guidant le troupeau de notre Seigneur Jésus.
La situation stimulante à Taïwan met en lumière les défis auxquels CICM est confronté.
La cérémonie de clôture de cette année du jubilé de platine s'est conclue par un déjeuner très apprécié. Après ce repas agréable, il a bien fallu se dire aurevoir. Ce rapport de ce jour béni doit inclure également des réflexions sur certaines réalités auxquelles Taïwan, mon pays natal, est confronté.
Après la guerre de Corée dans les années 1950, les États-Unis ont fourni une aide à grande échelle à Taïwan. Parce que l'aide alimentaire était distribuée par l’intermédiaire de l’Église, certaines personnes à Taïwan ont commencé à se rendre dans les églises pour y recevoir cette aide. De 1949 à 1953, de nombreux prêtres et religieuses catholiques, poussés par les situations politiques difficiles, vinrent à Taïwan. À cette époque, de nombreux peuples autochtones se convertirent au christianisme : une période appelée le « Miracle de Formose ». Les statistiques montrent qu'entre 1950 et 1970, environ 300 000 Taïwanais se sont convertis au catholicisme, dont environ 120 000 autochtones. L'arrivée de CICM à Taïwan (1955) coïncida avec la période de transformation de l'île.
Cependant, depuis les années 1970, le nombre de croyants est resté autour de 300.000, sans augmentation significative. Pendant ce temps, Taïwan a connu une croissance démographique rapide. Par conséquent, on peut dire que proportionnellement le nombre de croyants a diminué plutôt qu'augmenté. Certaines études de ce phénomène interpellant suggèrent que la stagnation de l'Église catholique depuis les années 1970 peut être attribuée à plusieurs facteurs : l'amélioration des conditions socio-économiques a entraîné une diminution du besoin religieux des populations ; la résistance de la culture traditionnelle aux religions étrangères ; la renaissance des croyances populaires ; et la migration des populations religieuses. Avec le boom économique, les valeurs laïques ont commencé à imprégner la société taïwanaise. Il y a cette phrase typique de la publicité pour une marque de chewing-gum : « Si ça me plaît, qu'est-ce qu’il y a de mal à cela ? » Dans le système éducatif taïwanais, les écoles publiques ont l’interdiction de promouvoir ou d'organiser des activités pour des religions spécifiques et ne peuvent pas forcer les enseignants et les élèves à y participer. Bien que les écoles privées puissent mener des activités religieuses spécifiques conformément à leurs principes éducatifs, elles doivent respecter les souhaits des enseignants et des élèves et ne peuvent pas pratiquer de « discrimination ».
L'évangélisation est donc une activité délicate même dans les écoles catholiques. D’après les statistiques, le suicide est devenu la deuxième cause de décès chez les adolescents à Taïwan, juste après les décès par accidents. Le taux de suicide chez les 15-24 ans a plus que doublé en 10 ans. De plus, Taïwan affiche le deuxième taux de divorce le plus élevé en Asie et l'un des taux de natalité les plus bas au monde. En Asie, Taïwan a été la première à légaliser le mariage entre personnes de même sexe. Par cette constatation, on peut voir que les valeurs libérales sont devenues très dominantes à Taïwan. L'Église catholique à Taïwan deviendra-t-elle la dernière lumière qui peut guider les navires à la dérive dans ces temps les plus sombres ?
En plus de répondre aux préoccupations éthiques, un autre phénomène reflète le besoin croissant de dialogue interreligieux à Taïwan. Il existe de nombreuses religions traditionnelles à Taïwan. Selon les statistiques, à ce jour, le nombre total de temples enregistrés à Taïwan est de 10 962. Ainsi, en moyenne, on peut trouver un temple tous les 3,3 kilomètres carrés, ce qui reflète la diversité de la culture religieuse à Taïwan. La foi que l'Église offre comme un cadeau à ses fils et filles d’Asie ne peut être confinée dans les limites de la compréhension et de l'expression d'une seule culture humaine, car elle transcende ces limites et pousse même toutes les cultures à atteindre de nouveaux sommets de compréhension et d'expression. (Ecclesia in Asia, 20) L'Église a le plus profond respect pour ces traditions et cherche à engager un dialogue sincère avec ces fidèles. Les valeurs religieuses qu'Elle enseigne attendent leur accomplissement en Jésus-Christ. (Ecclesia in Asia, 6) Par conséquent, les missionnaires CICM doivent garder à l'esprit le besoin pressant des Églises locales en Asie de présenter le mystère du Christ à leurs peuples conformément à leurs schémas culturels et à leurs modes de pensée. (Ecclesia in Asia, 20).
En résumé, l'Esprit continue de nous inspirer afin que nous continuions d'avancer dans ce monde en mutation, en y accomplissant la mission de Dieu. L'Église, envoyée par le Christ pour révéler et communiquer l'amour de Dieu à tous les hommes et à toutes les nations, est consciente qu'il lui reste encore une tâche missionnaire gigantesque à accomplir. (Ad Gentes, 10) En Asie, foyer de grandes religions où individus et peuples entiers aspirent au divin, l'Église est appelée à être une Église priante, profondément spirituelle, même lorsqu'elle s'engage dans des préoccupations humaines et sociales immédiates. Tous les chrétiens ont besoin d'une véritable spiritualité missionnaire de prière et de contemplation. (Ecclesia in Asia, 23) Les enfants de Dieu ont besoin de guérison divine, de renouveau, de sanctification et de transformation. Les missionnaires CICM à Taïwan, en tant qu’« hommes de prière vivant en communion fraternelle », continuent de proclamer la Bonne Nouvelle dans le contexte local et à la manière missionnaire de CICM.

MESSAGE DU SUPÉRIEUR GÉNÉRAL DE CICM, PÈRE CHARLES PHUKUTA, À L'OCCASION DE LA CÉLÉBRATION DU 70ème ANNIVERSAIRE DE LA PRÉSENCE MISSIONNAIRE DE LA CONGRÉGATION DU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE (CICM) À TAÏWAN
Excellence, Mgr. Martin Su, mes chers prêtres, frères et sœurs religieux, Père Supérieur Provincial, ainsi que tous les confrères CICM, collaborateurs laïcs, amis de CICM, ainsi que vous tous frères et sœurs en Christ, salutations de Rome ! Rempli de joie, mes pensées et mes prières sont avec vous en cette occasion spéciale de la célébration du 70ème anniversaire de la présence missionnaire de CICM à Taïwan.
L'histoire de CICM à Taïwan a commencé le 17 janvier 1955, avec l'arrivée de quatre missionnaires CICM : Remi Van Hyfte, Pierre Crevits, André Baert et Albert Geusens. Ils arrivèrent au port de Keelung puis se rendirent à Taipei, district de Wanhua, où CICM fut chargé par le vicaire apostolique de Taipei, l'évêque Guo Ruoshi, CDD (Congregatio Discipulorum Domini), d’y proclamer l'Évangile et d'y établir l'Église catholique. Les missionnaires CICM ont choisi le district de Wanhua car il abritait de nombreuses personnes dans le besoin. Cela reflète le charisme de CICM : proclamer l'Évangile et répandre l'amour de Dieu auprès des pauvres.
Avec des débuts modestes en louant des appartements, en se rassemblant pour prier et en méditant les évangiles, la mission s'est progressivement développée en paroisses avec des églises et des communautés chrétiennes. Quelques mois après leur arrivée, la paroisse du Saint Rosaire fut créée en 1955. En 1957, la paroisse de la Résurrection sur la rue Dali et la paroisse du Christ Sauveur sur la rue Liuchou furent fondées. Le sanctuaire Sainte-Thérèse de Lisieux a été fondé en 1958. L'engagement de CICM envers la mission à Taïwan était évident par l'envoi continu de missionnaires. Après l'arrivée des quatre premiers missionnaires en janvier 1955, deux autres furent envoyés plus tard cette année-là. En 1956, six missionnaires furent envoyés ; en 1957, quatre ; et en 1959, trois missionnaires sont arrivés, dont le père Ma Shi Guang (Antoine Maes), présent parmi vous. Dans les années suivantes, en moyenne un ou deux missionnaires ont été envoyés chaque année. Le père Hou Fa De (Marcel Goffart) est arrivé en 1964, le père Lin Rui De (Frans De Ridder) en 1965, et le père Wu Wei Li (Willy Ollevier) est venu à Taïwan en 1971. Ils sont là au milieu de vous.

La proclamation de l'Évangile et la création de communautés chrétiennes furent les principales activités missionnaires des débuts. Cependant, après quelques années, suivant l'exemple de Jésus en tendant la main aux pauvres, CICM a porté son attention vers l'éducation et le ministère social. Beaucoup d'enfants du district de Wanhua n'avaient pas accès à l'éducation. CICM a ouvert des jardins d'enfants paroissiaux, des écoles élémentaires catholiques et un lycée catholique. Plus tard, en réponse aux besoins des enfants handicapés physiques et mentaux, CICM a créé des Centres d'Éducation Spécialisée.
En 1965, à l'invitation de l'évêque de Taichung, CICM a commencé un travail missionnaire à Taichung en fondant la paroisse Saint-Paul sur Daya Road. Depuis lors, les missionnaires CICM continuent de servir dans le diocèse de Taichung.
Au fil des années, la mission à Taïwan s'est développée et s'est étendue. De nouvelles questions sociales sont apparues. CICM a commencé à s'attaquer aux problèmes du nombre croissant de sans-abri à Wanhua, la demande de programmes de conseils psychologiques et de développement humain, ainsi que le vieillissement de la population. En conséquence, CICM a créé le Centre de conseil Huai Jen, la Maison de la Paix pour les sans-abris, le Centre pour personnes âgées et le Centre de garde après l'école pour enfants. Certains de ces centres sont toujours en activité.
La proclamation de l'Évangile est toujours liée à des actions concrètes, comme tendre la main à ceux qui sont dans le besoin. Nous sommes appelés à être de « Bons Samaritains » ! C'est pourquoi CICM, en plus de fonder des paroisses et des communautés chrétiennes, participe également à l'éducation et au travail social.
Une autre caractéristique de CICM est son rôle dans la création et le soutien de l'église locale. Dans les années 1990, l'archidiocèse de Taipei est devenu une église locale pleinement établie et autonome. Il était alors temps de transférer la gestion des écoles et certains services sociaux à l'église locale. Par conséquent, tous les jardins d'enfants, écoles élémentaires, lycées et centres d'éducation spécialisée ont été remis à l'archidiocèse de Taipei, avec la poursuite du soutien de CICM pour relever ces défis. Nous sommes heureux que l'Église locale a pu prendre cette responsabilité de tendre la main à ceux qui sont dans le besoin, comme Jésus l'a dit à ses disciples : « Donnez-leur quelque chose à manger ! » L'église locale doit grandir, et nous, missionnaires, continuerons à soutenir ce développement.
Au fil des années, les missionnaires CICM ont atteint ces objectifs grâce à l'aide généreuse et à la collaboration de nombreux laïcs des paroisses et des communautés chrétiennes. En tant que missionnaires étrangers, nous dépendons de nombreux collaborateurs laïcs pour aider à proclamer l'Évangile : ils l’ont fait en tant qu'enseignants, catéchistes, administrateurs, aidants, éducateurs spécialisés et « mains bénévoles ». Sans leur soutien, cela aurait été impossible.
Ces dernières années, des jeunes missionnaires sont venus du Congo et des Philippines, et non plus de Belgique. Aujourd'hui, CICM poursuit son implication dans l'archidiocèse de Taipei et le diocèse de Taichung. Nous sommes heureux de continuer à travailler aux côtés de l'Église locale pour partager l'Évangile avec le peuple taïwanais au sein de ces deux diocèses. Nous sommes ici pour servir l'église locale ! En d'autres termes, nos missionnaires sont prêts à répondre à l'appel de l'Église locale, par l'intermédiaire de son évêque, pour accomplir les tâches missionnaires spécifiques au sein du diocèse.
La célébration d'aujourd'hui du 70ème anniversaire de la présence missionnaire de CICM à Taïwan vous honore, vous qui êtes ici et ceux qui nous ont précédés ! C'est aussi une action de grâce à Dieu pour le remarquable parcours missionnaire que CICM a partagé avec l'Église et le peuple taïwanais. Merci, à Mgr. Martin Su et Mgr. Thomas Chung ! Merci à tous les prêtres, frères et sœurs religieux ! Merci à tous les collaborateurs laïcs, en particulier aux « Amis de CICM » ! Et merci à tous, chers frères et sœurs, pour l'incroyable voyage missionnaire que nous avons vécu ensemble ! Nous, missionnaires CICM, vous serons éternellement reconnaissants et continuons à compter sur vous pour proclamer la Bonne Nouvelle du Seigneur à Taïwan !


John Chen Fu-Chun, cicm
Intern in Hong Kong
The Congregation of the Immaculate Heart of Mary gracefully celebrated its 70th Anniversary of missionary presence in Taiwan—CICM Taiwan Platinum Jubilee. The 28th of November 2025 was marked as the closing ceremony of this Jubilee Year. The Most Rev. Martin Su Yao-wen, Bishop of the Diocese of Taichung, presided over the Eucharistic Celebration at Saint Paul's Parish. This humble CICM Mission presence is located in Taichung, Taiwan.
Thanksgiving and Revelation – Understanding God's Mysterious Plan and Missionary Work
I am grateful for the blessing to participate in this celebration after returning from my studies in the Philippines—a timing I see as part of God's mysterious plan. This experience has deepened my understanding of CICM missionary work in Taiwan, providing not just a review of history but a reflection on its present relevance. Through participation, I sought to discern the message God intends for the modern Church, missionaries, and the people of Taiwan: a timeless calling. The CICM Taiwan Platinum Jubilee, occurring alongside the universal Church's Jubilee Year 2025, marked seventy years of dedicated missionary work, highlighted concern for peace and the poor, and revealed the Gospel spirit of simplicity and tranquility. Ultimately, it demonstrated that 'evangelization is our joy' remains the essence of this Jubilee Year.
Three Innovative Contributions to Taiwan
The homily was given by the humorous and witty Willy Ollevier. He linked CICM missionaries, who were fulfilling the mission work, to Jesus, who was proclaiming the Kingdom of God to the local people. He specifically mentioned three important innovative contributions that CICM had brought to Taiwan over the past seventy years.
First, language. When CICM first came to Taiwan, the Mass was still held in Latin. Although Latin sounded beautiful, most people could not understand it. Using Latin made it difficult for participants to deeply comprehend the meaning of the Mass. About 10 years after arriving in Taiwan, CICM changed the language in the liturgy from Latin to the local languages. Fr. Frederic Vincent Lebbe, the founder of Little Brothers of the Congregation of St. John the Baptist, promoted the localization of the Chinese church. He once proposed, "China belongs to the Chinese, and the Chinese belong to Christ." CICM quietly learned and practiced this spirit of evangelization through such language change.
Second, synodality. CICM recognized early on the importance of journeying hand in hand with the lay communities, rather than merely venerating priests. A priest is not a boss, but someone who serves everyone. One practice of this innovation is that CICM has established a Pastoral Center and provided scholarships for students to study theology abroad, including in Belgium. After graduation, these students may continue to work with priests in evangelistic work.
Thirdly, working alongside society. Missionary religious orders should take practical steps to meet society's needs. Within two years of arriving in Taiwan, CICM established a primary school, followed by a secondary school. Of note was the special education program for people with physical or mental challenges. Antoine Maes found out that some of these children’s parents were unable to care for them, so he decided to establish a special education school for them. CICM also established a center to provide services for the homeless. Despite these three innovative contributions, CICM-Taiwan still has much work to do in the Diocese of Taichung and throughout the Church.

More Remarks on the Event
Before the solemn Blessing at Mass, the following remarks were delivered by some CICM confreres, Bishop Martin Su Yao-wen, and the representative of Saint Paul's Parish. First: Anthony Lim Pheck Leng, General Councilor representing Fr. Charles Phukuta, CICM Superior General, recounted in detail how the Congregation arrived in Taiwan and began its evangelistic work in a very simple way, meeting the needs of the local community. Following the first four CICM missionaries who arrived in Taiwan from Keelung Port at different times in the early period, Frs. Antoine Maes, Marcel Goffart, Frans De Ridder, and Willy Ollevier can be considered the “Big Four” of the CICM missionaries in Taiwan. Next, the congregation devoted itself to education, social services, and special education for people with challenges. CICM also expanded its care to include psychological counseling, services for the elderly, and tutoring for children. Some of these ministries continue to operate today. In the early 1900s, a number of services began shifting into the care of the Diocese. The Dioceses began to assume responsibility for caring for those in need, and our Congregation fully cooperated and supported the Dioceses' growth. Furthermore, CICM worked hand in hand with laity groups. Their enthusiastic assistance enabled the evangelization work to proceed smoothly. Gradually, the younger members of CICM in Taiwan mostly came from DR Congo and the Philippines, rather than Belgium. CICM continued to actively participate in pastoral and evangelistic work in the Archdiocese of Taipei and the Diocese of Taichung. Whenever a local bishop requests it, CICM is willing to accept the task.

The General Councilor, Anthony Lim, thanked Most Rev. Thomas Chung An-zu, Bishop of the Archdiocese of Taipei, and Bishop Martin Su Yao-wen of the Diocese of Taichung; all priests, religious brothers and sisters, partners within the Church, and everyone who had journeyed with the congregation on the mission work, for in a special way they were all Friends of CICM. CICM will forever be grateful and continue to work earnestly with everyone to proclaim the Gospel in Taiwan. In addition to speaking on behalf of the Superior General, Fr. Anthony Lim also shared his own thoughts. He specifically mentioned that due to the rapid changes in the times, such as the decline of extended families, low birth rates, and the influence of secular values, evangelization must respond in a new direction: stepping out of our churches. We need to unite and invite brothers and sisters to join our small communities to share the beauty of the Gospel. Evangelization and pastoral care are all our shared work; let us join hands with the congregation for the next seventy years.
Next to speak was Fr. Antonius Harnoko, Provincial Superior of the CICM Province of Asia. He thanked God for His grace and everyone for their selfless dedication, making the celebration a success. He said that the Congregation earnestly requested everyone to continue supporting CICM’s evangelical works. Through this celebration, CICM also renewed the Contract with the Diocese of Taichung as a symbol of the continued cooperation.
Then Fr. Norbert Khonde Khonde, District Superior of the CICM-Taiwan District, spoke thereafter. He introduced all CICM members present in a humorous manner. Of note were some members who came to Taiwan for the event and were relatively unfamiliar with the Taiwanese Catholic community, especially the members of the Provincial Government: Fr. Dominique Mukonda Kananga, Vice Provincial and District Superior of the China-Hong Kong District; Fr. Joni Payuk, District Superior of the Indonesia-Singapore District; Fr. Matthew Ndjeok Golime, District Superior of the Mongolia District; Fr. Peter Koh, also the Provincial Treasurer, and Fr. Louland Escabusa , the Provincial Secretary. Bro. Jean-Pierre Musongiela, who had arrived a few days earlier at his mission destination, Taiwan, was also introduced. Bishop Martin Su Yao-wen, on behalf of the Diocese of Taichung, expressed gratitude to CICM for their generous contributions and praised their spirit of One Heart, One Soul. Mr. Meng, the representative of Saint Paul's Parish, also expressed special thanks and commendation to Fr. Antoine Maes for his relentless work as a former parish priest, leading the flock of our Lord Jesus.
The Thought-Provoking Situation in Taiwan Highlights the Challenges that CICM Faces
The closing ceremony of the Platinum Jubilee Year was concluded by a delightful lunch. After the enjoyable meal, there was a reluctant farewell. My reflections on this blessed day also include thoughts on some of the realities facing Taiwan, my hometown.
Following the Korean War in the 1950s, the United States provided large-scale aid to Taiwan. Because food aid was distributed through the Church system, some people in Taiwan began going to churches to collect it. From 1949 to 1953, many Catholic priests and nuns, driven by political situations, came to Taiwan. At that time, many indigenous people converted to Christianity, a period known as the "Miracle of Formosa." Statistics show that between 1950 and 1970, approximately 300,000 Taiwanese converted to Catholicism, including about 120,000 indigenous people. The arrival of CICM in Taiwan (1955) coincided with the island's period of transformation.
However, since the 1970s, the number of believers has remained around 300,000, with no significant increase. Meanwhile, Taiwan was experiencing rapid population growth. Therefore, it can be said that the proportion of believers has decreased rather than increased. Some studies on this interesting phenomenon suggest that the stagnation of the Catholic Church since the 1970s can be attributed to several factors: improved socio-economic conditions have led to a decrease in people's religious needs; traditional culture's resistance to foreign religions; the revival of folk beliefs; and the migration of religious populations. With the economic boom, secular values began to permeate Taiwanese society. There is a classic chewing gum advertisement's line that says: "If I like it, what's wrong with it!" In Taiwan's education system, public schools are prohibited from promoting or conducting activities for specific religions and cannot force teachers and students to participate. While private schools may conduct specific religious activities in accordance with their educational principles, they must respect teachers' and students' wishes and may not engage in so-called "discrimination."
Evangelization, therefore, is a sensitive activity even in Catholic schools. According to statistics, suicide has become the second leading cause of death among teenagers in Taiwan, second only to accidental injuries. The suicide rate among 15–24-year-olds has more than doubled in the last 10 years. In addition, Taiwan has the second-highest divorce rate in Asia and one of the lowest birth rates in the world. In Asia, Taiwan was the first to legalize same-sex marriage. From these, we can see that liberal values have become so dominant in Taiwan. Will the Catholic Church in Taiwan become the last guiding light for ships adrift in the darkest of times?
In addition to addressing ethical concerns, another phenomenon reflects the growing need for interreligious dialogue in Taiwan. There are many traditional religions in Taiwan. According to statistics, as of now, the total number of registered temples in Taiwan is 10, 962. According to this fact, on average, there is a temple every 3.3 square kilometers, reflecting the diversity of religious culture in Taiwan. The faith which the Church offers as a gift to her Asian sons and daughters cannot be confined within the limits of understanding and expression of any single human culture, for it transcends these limits and indeed challenges all cultures to rise to new heights of understanding and expression. (Ecclesia in Asia, 20) The Church has the deepest respect for these traditions and seeks to engage in sincere dialogue with its followers. The religious values they teach await their fulfilment in Jesus Christ. (Ecclesia in Asia, 6) Therefore, CICM missionaries should keep in mind the pressing need of the local Churches in Asia to present the mystery of Christ to their peoples in accordance with their cultural patterns and ways of thinking. (Ecclesia in Asia, 20).
To sum up, the Spirit keeps inspiring us to continue moving forward in the changing world and to fulfill God’s mission. The Church, sent by Christ to reveal and to communicate the love of God to all men and nations, is aware that there still remains a gigantic missionary task for her to accomplish. (Ad Gentes, 10) In Asia, home to great religions where individuals and entire peoples are thirsting for the divine, the Church is called to be a praying Church, deeply spiritual even as she engages in immediate human and social concerns. All Christians need a true missionary spirituality of prayer and contemplation. (Ecclesia in Asia 23) Children of God need divine healing, renewal, sanctification, and transformation. CICM missionaries in Taiwan, as “men of prayer in fraternal communion”, continue proclaiming the Good News in the local context and in the CICM mission-oriented way.

MESSAGE OF THE CICM SUPERIOR GENERAL, FATHER CHARLES PHUKUTA, CICM, ON THE OCCASION OF THE CELEBRATION OF THE 70TH ANNIVERSARY OF THE CONGREGATION OF THE IMMACULATE HEART OF MARY (CICM) MISSIONARY PRESENCE IN TAIWAN
Your Excellency, Bishop Martin Su, fellow priests, religious brothers and sisters, Father Provincial Superior, and all CICM confreres, lay collaborators, friends of CICM, and brothers and sisters in Christ, greetings from Rome! Filled with joy, my thoughts and prayers are with you on this special occasion of the celebration of the 70th Anniversary of CICM Missionary Presence in Taiwan.
The story of CICM in Taiwan began on January 17, 1955, with the arrival of four CICM missionaries: Remi Van Hyfte, Pierre Crevits, André Baert, and Albert Geusens. They arrived at the port in Keelung and then went to Taipei City, Wanhua District, where CICM was entrusted by the Apostolic Vicar of Taipei, Bishop Guo Ruoshi, CDD (Congregatio Discipulorum Domini), to proclaim the Gospel and to establish the Catholic Church. CICM missionaries chose the Wanhua District because it was home to many needy people. This reflects the charism of CICM: to proclaim the Gospel and spread the love of God to the poor.
With humble beginnings in renting apartments, gathering for prayers, and listening to the gospels, the mission gradually grew into parishes with churches and Christian communities. Several months after their arrival, the Holy Rosary Parish was established in 1955. In 1957, Resurrection Parish on Dali Street and Christ the Savior Parish on Liuchou Street were founded. The Sanctuary of St. Theresa of Lisieux was established in 1958. CICM's commitment to the mission in Taiwan was evident through its continued sending of missionaries. After the first four missionaries arrived in January 1955, two more were sent later that year. In 1956, six missionaries were sent; in 1957, four; and in 1959, three missionaries arrived, including Fr. Ma Shi Guang (Antoine Maes), who is present among us. In the following years, about one or two missionaries were sent each year. Fr. Hou Fa De (Marcel Goffart) arrived in 1964, Fr. Lin Rui De (Frans De Ridder) in 1965, and Fr. Wu Wei Li (Willy Ollevier) came to Taiwan in 1971. They are here with us.

Proclaiming the Gospel and establishing Christian communities were the main missionary activities early on. However, after some years, following Jesus' example in reaching out to the poor, CICM shifted its focus to education and social ministry. Many children in the Wanhua District lacked access to education. CICM opened parochial kindergartens, Catholic elementary schools, and Catholic High School. Later, in response to the needs of children who are physically and mentally challenged, CICM established Special Education Centers.
In 1965, at the invitation of the Bishop of Taichung, CICM began missionary work in Taichung City by founding St. Paul Parish on Daya Road. Since then, CICM missionaries have continued to serve in the Diocese of Taichung.
As the years went by, Taiwan developed and expanded. New social issues emerged. CIC started addressing these problems, such as the increasing number of homeless people in Wanhua, the demand for psychological counseling and human development programs, and an aging population. As a result, CICM established Huai Jen Counseling Center, the House of Peace for homeless individuals, the Elderly People Center, and the Children After-school Care Center. Some of these centers are still in operation.
The proclamation of the Gospel is always linked to concrete actions, like reaching out to those in need. We are called to be the "Good Samaritan"! That is why CICM, in addition to founding parishes and Christian communities, also participates in education and social work.
Another characteristic of CICM is its role in establishing and supporting the local church. In the 1990s, the Archdiocese of Taipei became a fully established and self- reliant local church. It was then time to transfer the management of schools and some social services to the local church. Consequently, all kindergartens, elementary schools, high schools, and special education centers were handed over to the Archdiocese of Taipei, with CICM supporting these efforts. We are glad that the local church can now take on the responsibility of reaching out to those in need, as Jesus told his disciples: "You give them something to eat!" The local church must grow, and we missionaries will continue supporting this development.
Over the years, CICM missionaries achieved these goals through the generous support and collaboration of many laypeople in the parishes and Christian communities. As foreign missionaries, we depend on many lay collaborators to help proclaim the gospel as teachers, catechists, administrators, caregivers, special educators, and "willing hands." Without their support, it would have been impossible.
In recent years, the younger missionaries have come from Congo and the Philippines rather than Belgium. Today, CICM continues its involvement in the Archdiocese of Taipei and the Diocese of Taichung. We are pleased to keep working alongside the local church to share the Gospel with the people of Taiwan within these two dioceses. We are here to serve the local church! In other words, our missionaries are ready to respond to the local church's call, through its bishop, to undertake specific missionary tasks within the diocese.
Today's celebration of the 70th Anniversary of CICM Missionary Presence in Taiwan honors all of you here and those who have gone before us! It is also a thanksgiving to God for the remarkable missionary journey CICM has shared with the church and the people of Taiwan. Thank you, Your Excellencies, Bishop Martin Su and Archbishop Thomas Chung! Thanks to all the priests, religious brothers, and sisters! Thanks to all the lay collaborators, especially the "Friends of CICM"! And thank you all, dear brothers and sisters, for the incredible missionary journey we've experienced together! We, CICM missionaries, are forever grateful to each of you and continue to rely on you to proclaim the Good News of the Lord in Taiwan!



Audrey Matombe N. and Justin Pasuanzambi S.
L’année du grâce 2025, déclarée par sa sainteté le pape François, de vénérée mémoire, comme une année jubilaire dans l’Église Catholique, placée sous le signe de l’espérance, a été aussi une année de jubilé pour le Scolasticat Père Nkongolo, Scopenko en abrégé. Dans ce climat d’espérance, le Scopenko a fêté avec joie et allégresse ses cinquante années d’existence avec comme thème : «Scopenko, témoin de la fraternité universelle, ravive l’espoir de la mission».
En effet, le Scopenko comme maison de formation a vu le jour en 1975 : il y a donc cinquante ans en 2025. Cette maison de formation de la congrégation des pères de Scheut a été, depuis sa création, un lieu de formation des jeunes philosophes CICM et a donné naissance à plus d’un missionnaire CICM, œuvrant dans le monde entier en vue d’apporter la Bonne Nouvelle du Salut à toutes les créatures.
Conscients de cela, la célébration de ce jubilé a connu une ampleur sans précédent, et une participation active et nombreuse de tous ceux qui y ont grandi dans la vocation à la vie religieuse et missionnaire. Le 13 juillet 2024 a été la date choisie par la commission organisatrice, composée de quelques membres de la province CICM-KIN, pour le lancement des activités liées au cinquantenaire de cette pépinière qui a légué à l’Église, à CICM, voire au monde un nombre important de missionnaires et de laïcs engagés au service du Christ.
Après ce lancement, l’heure était arrivée de rendre ce moment inoubliable et captivant. Il a pu trouver sa pleine concrétisation par la force de l’Esprit Saint, grâce à la détermination des organisateurs, la bonne volonté des bienfaiteurs, la ferveur des pré novices et l’engagement spirituel des fidèles chrétiens.
Ainsi donc, les lignes qui suivent présenteront les diverses activités qui ont contribué à la pleine réussite de la célébration du cinquantenaire.
Les animations missionnaires
dans les paroisses gérées par des CICM à l’occasion du jubilé d’or du Scopenko,
La commission Ad Hoc a organisé une tournée d’animations missionnaires dans toutes les paroisses gérées actuellement par des CICM dans l’Archidiocèse de Kinshasa, dans le but de susciter auprès des jeunes, la soif de se mettre à la « Sequela Christi », en étant des religieux missionnaires. Les pré novices CICM, en compagnie de leurs formateurs et de quelques membres de la commission Ad Hoc, ont animé des célébrations eucharistiques au cours desquelles, les formateurs présidaient et les pré novices se chargeaient de la chorale. Les animations ont eu lieu comme suit : en premier lieu, dans la paroisse Saint Kizito de Kingabwa, ensuite dans la paroisse Sainte Honorine Mandela, puis Notre Dame de Fatima, ensuite Saint Léonard Mbudi et Sainte Louise de Marillac, pour finir avec la paroisse Saint Eugène de Menkao. Quant aux paroisses Saintes Perpétue et Elisabeth, les membres de la commission y ont représenté la communauté du Scopenko.

Tournoi sportif de fraternité
Toujours dans le cadre du cinquantenaire du Scopenko, un grand tournoi de football a été lancé, auquel ont pris part toutes les paroisses gérées par CICM à Kinshasa, sans oublier la communauté du Scopenko qui s’y est pleinement associée.
La paroisse Sainte Elisabeth, après qu’elle ait neutralisé tous ses adversaires, a réussi à rejoindre le Scopenko en finale, qui de son côté, avait éliminé la paroisse Saint Kizito en demi-finale, sur le score serré de trois buts à deux. Cette finale a eu lieu sur le terrain du collège Saint Raphaël ; au bout du temps règlementaire, le score était d’un but partout ; l’arbitre de la rencontre a alors dû recourir à la séance fatidique des tirs au but pour connaitre le vainqueur de cette finale, car dit-on : « la finale ne se joue pas, elle se gagne ». Au finish, le Scopenko a remporté la victoire par le dernier tir au but de MBUYI Jean-Marie. La joie de cette victoire a inondé les cœurs de tous les Pré novices et de leurs formateurs, et a été exprimée par un pas de danse (la danse jubilaire) sur le terrain. Signalons que le score était de quatre buts à trois.
Il est à noter que, lors de cette finale, toutes les paroisses concernées par ce tournoi étaient représentées, sans oublier la communauté du noviciat CICM Buisson Ardent ; car ce tournoi s’inscrivait dans le cadre de la fraternité. Les Pré novices CICM ont eu à fraterniser avec les jeunes de différentes paroisses, et à leur tour, ces derniers avaient préparé diverses prestations pour rendre la journée spéciale, notamment : un pas de danse, un ballet et une comédie à la congolaise.
Pour clore ce grand événement, le Supérieur Provincial de la province CICM/KIN, le Père Jean-Eddy Bakando Efoloko a remis à tous les participants au tournoi des maillots portant le logo du jubilé d’or du Scopenko. A savoir aussi : bien avant le début de ce tournoi, les théologiens CICM de la CIFA à Ngoya, tous vacanciers, parmi lesquels se trouvaient aussi des ex-CICM qui sont donc passés par le Scopenko, ont participé à une rencontre sportive contre la communauté du Scopenko sur le terrain de la piscine de l’UNIKIN.
Cette rencontre se solda par un score de cinq buts à deux en faveur de la communauté du Scopenko. Tout s’est clôturé par un repas fraternel organisé à cet effet.
Les travaux de réhabilitation du Scopenko
Comme tous le savent, à l’âge de cinquante ans, un homme ou une femme commence à voir sa beauté se faner quelque peu. Pour cette raison, le Scopenko a entrepris les travaux de rénovation des bâtiments afin qu’ils se parent de la plus belle robe. Plusieurs travaux de réhabilitation ont ainsi été lancés avant le jour de la célébration. Parmi les lieux rénovés, figurent les bibliothèques, le réfectoire, le living des formateurs et la cuisine. Toujours dans cette logique, une nouvelle couche de peinture a rajeuni l’ensemble des bâtiments du Scopenko. A cela s’ajoute la construction d’une nouvelle grotte mariale, dédiée à la prière et à la dévotion envers la Vierge Marie, contribuant ainsi à la croissance spirituelle des jeunes en formation dans la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie, laquelle est dédiée au Verbe Incarné, sous le haut-patronnage de la Vierge Marie. Cette grotte située devant l’aile rectorale est visible dès l’entrée au Scopenko, et accueille chaque matin les fidèles chrétiens, venant à la messe matinale..
La célébration proprement dite
Enfin arriva le jour tant attendu, le 02 août 2025, un jour que le Seigneur fit, rempli de joie et d’allégresse, celui du jubilé d’or du pré noviciat CICM Père Nkongolo. Cette célébration de grande envergure a rassemblé 4 évêques CICM, les missionnaires CICM venus des quatre coins du monde, y compris quelques prêtres séculiers ainsi que les fidèles laïcs venus de partout pour rendre grâce à Dieu pour la merveille de cinquante années d’existence du Scopenko.
Tout a commencé par une Célébration Eucharistique présidée par Monseigneur Edouard Tsimba Ngoma, CICM, évêque auxiliaire et délégué de l’Archevêque Métropolitain de Kinshasa, Mgr. Fridolin Cardinal Ambongo. L’animation liturgique a été assurée par les pré novices CICM et la chorale ‘Les messagers de Fatima’. La messe a débuté dans la joie avec une procession d’une centaine de prêtres habillés de chasubles et étoles réalisées à l’occasion du jubilé. Après la longue file des prêtres, se trouvaient les quatre évêques CICM : Mgr Filibert Tembo Nlandu, évêque de Budjala, Mgr Ernest Ngombe Ngboko, archevêque de Mbandaka Bikoro, Mgr Oscar Nkolo Kanowa, évêque de Mweka, et Mgr Edouard Tsimba Ngomba, évêque auxiliaire de Kinshasa, ainsi que le premier secrétaire de la nonciature apostolique en RDC, délégué du Nonce apostolique Mgr. Mitja Leskovar. Les participants à la fête furent nombreux : les anciens du Scopenko laïcs exerçant l’un ou l’autre service dans la société, des délégations des paroisses gérées par des CICM dans la ville de Kinshasa, plusieurs communautés religieuses e.a. : les sœurs ICM, la communauté du noviciat CICM Buisson Ardent…, des amis du Scopenko, quelques théologiens CICM en vacances ainsi que des pré novices CICM, tous habillés en d’un polo conçu pour la circonstance.
Dans son homélie, le Supérieur Général, Père Charles Phukuta Khonde, CICM, a longuement souligné la mission accomplie par cette maison de formation au service de l’Eglise depuis son érection, dont il est lui-même issu, ainsi que les quatre évêques présents à la célébration. Il a ensuite encouragé les formateurs et les étudiants à poursuivre sans relâche leur mission, faisant du Scopenko une pépinière de missionnaires fidèles à l’Evangile, pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des hommes.
Après la communion, fut venu le moment où le père Emmanuel Iroung, CICM, chargé de l’animation missionnaire, procéda à la présentation de toutes les autorités ecclésiastiques et des missionnaires CICM venant de huit provinces CICM à savoir : KIN, AFA, ACO, LAC, USA, BNL, ASIE et RP ainsi que de la mission de Malawi. Il a ensuite présenté toutes les générations des CICM formés par le Scopenko depuis sa création jusqu’à ce jour.
Prenant la parole à son tour, bien avant la bénédiction finale, Mgr Edouard Tsimba Ngoma, CICM, a exhorté les pré novices CICM et l’assemblée à garder l’espérance grâce à l’intercession de la Vierge Marie, en dépit des épreuves et difficultés. Il a également demandé aux pré-novices de veiller sur la grotte, et en particulier sur la statuette de la Vierge Marie, qui fait actuellement l’objet de vols et/ou de profanations. Suite à cette exhortation, la grotte mariale a été bénie solennellement. La messe du jubilé prit fin vers 13h dans un climat de joie, de paix et de sérénité ; suivie d’un repas fraternel, qui a été aussi un moment de retrouvailles pour beaucoup de ceux qui étaient présents à cette messe.
Nous avons célébré les cinquante années d’existence du Scopenko, signe de la fidélité de Dieu qui continue d’appeler. Un grand coup de chapeau à tous les formateurs qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour accompagner des générations de nombreux pré novices qui, en passant par cette maison, ont fait l’expérience de cœurs ouverts, façonnés à l’école du Christ Missionnaire. Mais ce jubilé n’a pas été seulement un souvenir du passé, il est aussi un appel dans ce monde marqué par bien des défis : crise de la foi, pauvreté, individualisme, recherche de repères, …
Notre maison de formation doit continuer à être un lieu d’espérance, une école de vie évangélique et missionnaire ; elle doit continuer à être ce creuset où se forgent des cœurs capables d’aimer jusqu’à rejoindre ceux qui sont aux périphéries, là où l’Evangile est attendu comme une lumière. Que cette célébration nous rappelle que nous sommes héritiers d’une histoire et bâtisseurs d’un avenir. Enracinés dans le Cœur Immaculé de Marie, nous poursuivons notre mission avec confiance : être des témoins de la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités du monde.


Audrey Matombe N. and Justin Pasuanzambi S.
The year 2025, declared by Pope Francis, was a jubilee year in the Catholic Church and also for the CICM Scolastica Père Nkongolo, known as Scopenko. It was a year marked by hope. In this climate of hope, Scopenko joyfully celebrated its 50th anniversary under the theme: “Scopenko, witness to universal brotherhood, revives the hope of the mission.” Indeed, Scopenko, as a house of formation, was founded in 1975 and celebrated its 50th anniversary in 2025. Since its founding, this formation house of the Scheut Fathers has trained young CICM students. It has sent out several CICM missionaries, who now work around the world to share the news of salvation with everyone. With this in mind, the celebration of its jubilee was unprecedented in scale, and there was active, massive participation by all those who grew up there in the vocation of religious missionary life.
July 13, 2024, was the date chosen by the organizing committee (Ad Hoc), composed of several CICM-KIN province members. They began activities for the 50th anniversary of this seminary, which has given the Church and the world many CICM missionaries and laypeople committed to Christ's service. After the launch, a dream-like moment unfolded, made possible by the power of the Holy Spirit and the collective determination, kindness, fervor, and commitment of all involved. Building on this foundation, the following lines will therefore present the various activities that contributed to the complete success of the 50th anniversary celebration.
Missionary Activities in CICM Parishes
To commemorate Scopenko’s golden jubilee, the Ad Hoc Committee organized a tour of CICM missionary activities in all Kinshasa Archdiocese parishes, aiming to inspire young people to follow the missionaries’ example. The CICM pre-novices, accompanied by their formators and some Ad Hoc committee members, led a series of Eucharistic celebrations as part of “Sequela Christi,” aiming to become religious missionaries. Formators presided, and pre-novices led the choir at each celebration, which took place sequentially at Saint Kizito, Kingabwa; Sainte Honorine Mandela; Notre Dame de Fatima; Saint Léonard Mbudi and Sainte Louise de Marie lac; and finally, Sainte Eugène, Menkao. As for the parishes of Saint Perpetua and Saint Elizabeth, the Ad Hoc committee members represented the entire Scopenko community.

Fraternal Sports Tournament
As part of Scopenko's 50th anniversary celebrations, a major soccer tournament was launched. This event, which involved all the CICM parishes in Kinshasa and the fully engaged Scopenko community, was a highlight of the commemorative activities. After defeating all opponents, Sainte Elisabeth Parish reached the final against Scopenko, who had narrowly eliminated Saint Kizito Parish 3-2 in the semi-final. The final took place on the Saint Raphael College field and ended 1-1. A penalty shootout followed, and Scopenko clinched victory with Mbuyi Jean-Marie’s final kick. Pre-novices and their trainers celebrated with a jubilee dance as Scopenko won 4-3. All the parishes involved in the tournament were represented at the final. The CICM Buisson Ardent novitiate community was also there.
The tournament was part of a fraternal event. The CICM pre-novices connected with young people from different parishes, who prepared performances such as a dance, ballet, and Congolese comedy to make the day special. To close this great event, the Provincial Superior of the CICM-KIN province, Father Jean-Eddy Bakando Efoloko, presented jerseys to all participants in the tournament. The jerseys bore the Scopenko golden jubilee logo.
Before the tournament, CICM theologians from CIFA in Ngoya, joined by former members who had studied at Scopenko, played a sports match against the Scopenko community at the UNIKIN swimming pool. Scopenko won five to two. The event ended with a fraternal meal.
The Renovation of Scopenko
Scopenko undertook renovations to its buildings, launching several projects before the celebration to present itself at its best. Among the renovated areas are the libraries, dining hall, formators' lounge, and kitchen. In keeping with this approach, a new coat of paint has rejuvenated all of the Scopenko buildings. In addition, a new Marian grotto was built, dedicated to prayer and devotion to the Virgin Mary, thus contributing to the spiritual growth of the young people in formation in the Congregation of the Immaculate Heart of Mary, which is dedicated to the Incarnate Word, under the high patronage of the Virgin Mary. This grotto is located in front of the rectory wing. It is visible from the entrance to Scopenko. It already welcomes Christian faithful every day after the morning Mass.
The Celebration Itself
On August 2, 2025, the golden jubilee of the CICM Scolastica Père Nkongolo pre-novitiate was celebrated with joy and gratitude. Four CICM bishops, missionaries from around the world, secular priests, and lay faithful gathered to give thanks to God for Scopenko's 50 years of existence. It all began with a Eucharistic celebration presided over by Bishop Edouard Tsimba Ngoma, CICM. He is an auxiliary bishop and delegate of the Metropolitan Archbishop of Kinshasa, Fridolin Cardinal Ambongo. Liturgical animation was provided by the CICM pre-novices and the choir “Les messagers de Fatima”.
The Mass was a joyful celebration marked by a procession of about a hundred priests in special jubilee vestments, followed by four CICM bishops—Bishop Fulbert Tembo Nlandu of Budjala, Archbishop Ernest Ngombe Ngboko of Mbandaka Bikoro, Bishop Nkolo Kanowa of Mweka, and Bishop Edouard Tsimba Ngoma, Auxiliary Bishop of Kinshasa, and the first secretary of the Apostolic Nunciature in the DRC, representing His Excellency the Apostolic Nuncio Mitja Leskovar.
The Mass was attended by many former Scopenko lay people, now engaged in various societal services, all CICM parish delegations from Kinshasa, and several religious communities, including ICM sisters, the CICM novitiate community of Buisson Ardant, friends of Scopenko, CICM theologians on vacation, and CICM pre-novices, wore specially designed jerseys.
In his homily, the Father Charles Phukuta Khonde, CICM, Superior General, highlighted the enduring service this house of formation has provided to the Church. He noted that both he and the four bishops present were products of this institution. He urged formators and those in formation to persevere in their mission so that Scopenko continues to foster missionaries faithful to the Gospel, for the greater glory of God and the salvation of mankind.
After Communion, Father Emmanuel Iroung, CICM, responsible for missionary animation, introduced the ecclesiastical authorities and CICM missionaries representing all eight CICM provinces and the mission of Malawi. He then introduced all the generations of CICM members trained by Scopenko from its creation to the present day.
Bishop Edouard Tsimba Ngoma, CICM, took the floor well before the final blessing. He urged the CICM pre-novices and assembly to keep hope alive through the Virgin Mary's intercession, even in difficult times. He also asked the pre-novices to watch over the grotto, especially the statue of the Virgin Mary, which is currently at risk of theft or desecration. After his exhortation, the Marian grotto was solemnly blessed.
The jubilee Mass ended at 1 p.m. in an atmosphere of joy, peace, and serenity, followed by a fraternal meal that was a reunion for many attendees. We celebrated the 50 years of Scopenko's existence, a sign of fidelity to God who continues to call. In this spirit of gratitude, a big hat off to all the formators who gave their best to accompany generations of pre-novices. Passing through this house, these pre-novices experienced an open heart and were shaped in the school of Christ the Missionary. But this jubilee was not only a memory, but it was also a call. In this world marked by many challenges: a crisis of faith, poverty, individualism, the search for reference points, among others.
Our house of formation must remain a place of hope, a school of evangelical and missionary life. It must continue to be a crucible where hearts are forged that are capable of loving even to the peripheries, where the Gospel is awaited as the Light. May this celebration remind us that we are heirs to a history and builders of a future. Rooted in the Immaculate Heart of Mary, we continue our mission with confidence: to be witnesses of the Good News to the ends of the earth.

Eric Michael Imbao, cicm
Missionary in the USA
The logo for the CICM General Conference is inspired from Jesus words to Simon Peter, "put out into deep water and lower your nets for a catch," recorded in Luke 5:4. The passage is not only referring to the miracle catching of fish; instead, it is much more about the mission of evangelizing to the world and winning souls for God. This logo is a humble yet meaningful way to capture the conference's goal and the CICM's call in the face of today's challenges.
The boat at the center of the logo represents the mission of CICM. As one heart and one soul, we are called to row in the same direction, inspired by our charism, mission priorities, and history. The mast of the boat is the cross (brown cross), which represents the cross of Christ as the captain of the boat. Wherever we go, we preach the saving act of God on the cross for the salvation of humanity. Guided by the mainsail (three gold mainsails) is the Trinity, who steers the boat to where he wants it to go. The blue waves represent the challenges in today's world. Society is tossing and pulling us in different directions. Sometimes we must go where the waves are pulling us; however, at times we must go in the opposite direction. The people icon (green and red) illustrates our mission not as an individual undertaking, but rather as a communal effort, just like when Jesus commissioned his apostles and the seventy-two other disciples whom He sent in pairs. We, as CICMs, must also embody the spirit of our community mission. At the bottom of the logo is the theme text for the CICM General Conference 2026: "Put out into deep water" (Duc in Altum), represented in blue letters.


